20 novembre 2009 : Journée mondiale des droits de l’enfant

Quotidiennement, dans le monde, dans notre propre pays, parfois à nos portes, des enfants sont victimes de violences, de maltraitances souvent intolérables. Parce qu’ils sont fragiles, vulnérables et parfois incompris, il leur est difficile de recourir à la justice, garante de la protection de leurs droits les plus élémentaires.

Comme le préconisait la Convention internationale des droits de l’enfant, une loi française du 6 mars 2000, votée à l’unanimité, a instauré l’institution du défenseur des enfants, autorité indépendante en charge de la défense et de la promotion des droits des enfants.

En septembre dernier, le Président de la République a cependant décidé de la suppression du Défenseur des enfants.

Désormais, deux projets de loi prévoyant d’une part, la création d’un défenseur des droits et d’autre part, la disparition de la défenseure des enfants menacent les missions essentielles de cette institution, pourtant reconnue pour le travail considérable qu’elle a accompli durant ces neuf années.

Cette décision va à l’encontre même des recommandations émises, en juin 2009, par le comité des droits de l’enfant des Nations Unis, qui souhaite un renforcement des missions du défenseur des enfants.

En cette année du 20ème anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant, durant laquelle la présidence du réseau européen des droits de l’enfant est confiée à Madame Versini, Défenseure des enfants, ces annonces suscitent à juste titre, beaucoup d’inquiétudes.

Aussi, considérant le risque d’affaiblissement de la mission de défense et de promotion des droits des enfants, et dans l’intérêt primordial qui est le leur, j’ai demandé au Gouvernement de reconsidérer sa décision.

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