Alcatel-Lucent : urgence à agir pour la filière numérique et ses salariés

Alcatel-Lucent a annoncé hier la suppression de 5490 postes à travers le monde dont 1430 en France soit 15 % des effectifs français du groupe, ce qui est considérable.

Cette situation justifie malheureusement les inquiétudes légitimes des salariés et de leurs familles, qui, à Lannion et sur les autres sites en France, demeurent dans l’attente des déclinaisons locales de ce plan.

Depuis mon élection en 2007, j’ai à de très nombreuses reprises exprimé mes préoccupations sur la situation des équipementiers télécoms, soumis à une pression commerciale et à une concurrence internationale très fortes, et devant de plus faire face en France à une compression des coûts et à un ralentissement des investissements des opérateurs, notamment depuis l’entrée du quatrième opérateur sur le marché mobile.

Dès juillet dernier, j’ai alerté le nouveau gouvernement sur les difficultés croissantes d’Alcatel-Lucent et de l’ensemble du secteur, et renouvelé mon souhait de voir enfin l’Etat conduire une politique volontaire pour développer une filière économique et industrielle vitale pour notre région et pour la France. Il me paraît ainsi urgent que le plan d’action pour l’ensemble de la filière annoncé par Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, et Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée des PME, de l’Innovation et de l’Economie numérique, permette de disposer d’outils supplémentaires pour préserver les emplois dans le secteur des télécoms mais également notre savoir-faire industriel dans ce domaine.

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