Discours de politique générale : apaiser et rassembler pour redonner confiance en l’avenir

Le Premier ministre, Manuel Valls, a prononcé mardi 8 avril devant l’Assemblée nationale son discours de politique générale. Il a été approuvé à 306 voix contre 239.

Cette intervention a permis au nouveau chef du Gouvernement d’ouvrir une nouvelle étape du quinquennat et de présenter ses ambitions pour la France en évoquant les grands chantiers qu’il entendait lancer dans les mois à venir.

Le Premier ministre a invité la représentation nationale à travailler de concert afin d’apaiser, de préparer l’avenir du pays et de redonner confiance aux Français. Cette démarche de dialogue sera la même avec les partenaires sociaux et les élus locaux.

S’appuyant sur les nombreux atouts de la France, ses services publics, sa culture, ses entreprises, ses infrastructures, sa culture mais aussi sa créativité et son esprit d’innovation, Manuel Valls entend mener une politique volontaire qui permettra à la France de trouver durablement le chemin de la croissance, de l’emploi, de l’égalité mais aussi de développer son attractivité internationale.

Des annonces phares ont été faites pour satisfaire ces objectifs ambitieux.

Tout d’abord, la volonté de donner corps au pacte de responsabilité et de solidarité. Il s’agira notamment de baisser le coût du travail avec une mesure forte pour encourager les entreprises à développer l’emploi : dès le 1er janvier 2015, les cotisations patronales à l’URSSAF seront entièrement supprimées au niveau du SMIC. D’autre part, les travailleurs indépendants et artisans bénéficieront à la même date d’une baisse de plus de trois points de leurs cotisations familles. Relever l’investissement passera aussi par un allègement de la fiscalité des entreprises avec des contreparties contraignantes notamment en matière de création et de qualité de l’emploi, de formations et de qualifications. L’action du gouvernement permettra également aux salariés ayant les revenus les plus modestes de retrouver du pouvoir d’achat en jouant sur les cotisations salariales pour augmenter leur revenu net. Cela représentera 500 euros net par an pour un SMIC.

La croissance de la France passera aussi par l’économie verte et la transition énergétique. Créatrice d’emploi, elle nous permettra de nous doter d’une véritable « stratégie bas carbone » avec pour objectif principal de réduction de 30% notre consommation d’énergie fossile et de 40% nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2040.

Ces mesures auront un coût et le redressement de la France est indissociable de la maîtrise de la dette, laquelle n’a cessé de s’envoler depuis 20 ans. Pour autant, le sérieux budgétaire qui nous permettra d’économiser 50 milliards d’euros sur 3 ans ne sera pas synonyme d’austérité, il sera le fruit d’un effort collectif pour retrouver l’équilibre.

Manuel Valls a ainsi annoncé une réforme structurelle forte : celle du millefeuille territorial avec moins de régions, une nouvelle carte des intercommunalités, des compétences clarifiées et exclusives ainsi qu’une réflexion sur le devenir des conseils départementaux.

Il s’agira aussi de garantir un redressement dans la justice. Justice dans l’éducation pour donner à tous les enfants les mêmes opportunités en continuant à investir dans l’école de la République. Justice dans le logement, en construisant avec plus d’efficacité, moins cher et plus vite pour tous.

Je me réjouis enfin de la volonté du nouveau Premier ministre de mettre au cœur des préoccupations du Gouvernement le numérique et la lutte contre la fracture numérique, souvent synonyme de fracture économique, sociale et culturelle. Notre dynamisme, notre attractivité, notre compétitivité, notre créativité seront déterminantes pour saisir les nombreuses opportunités offertes par ce levier de croissance et d’emploi considérable pour la France et l’Europe.

Nous pouvons être fiers de ce qui a été accompli depuis 22 mois mais il faut approfondir l’effort, être à l’écoute des Français et de leurs attentes. Le Premier ministre a aujourd’hui fait la démonstration de son engagement et de son volontarisme pour répondre à ces attentes.

J’ai donc accordé ma confiance au Gouvernement de Manuel Valls et je suis convaincue, qu’ensemble, nous atteindrons nos ambitieux objectifs.

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