Inquiétudes sur l’avenir des baccalauréats professionnels

Corinne Erhel a attiré l’attention du ministre de l’éducation nationale sur l’avenir des baccalauréats professionnels, et notamment la vive inquiétude que provoque la généralisation des baccalauréats professionnels en trois ans. En effet, cette réforme, élaborée sans aucune concertation, semble-t-il, pourrait conduire à réduire significativement l’offre des diplômes. La généralisation du baccalauréat professionnel en trois ans semble inadaptée à l’ensemble des élèves, notamment en repoussant la spécialisation professionnelle dans l’entreprise. Le rapport de l’inspection générale de l’éducation nationale, réalisée en septembre 2005, en pointe d’ailleurs les limites. Dans une conclusion très mitigée, elle indique que « si le bac professionnel en trois ans constitue une première réponse à la flexibilité des parcours, ce dispositif n’y répond que partiellement et de manière trop rigide ». De plus, le bilan final de cette expérience pédagogique n’a pas été diffusé. Enfin, il ne faudrait pas que la durée de formation soit définie par une logique comptable, dans le seul but d’économiser les moyens, et non en fonction des besoins des élèves. Elle lui a demandé d’indiquer quelles mesures le Gouvernement entend prendre sur ce dossier, et comment il entend répondre aux inquiétudes qu’il suscite.

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