La crise financière et l’économie réelle

La crise financière est grave, c’est la crise d’un système celui de la dérégulation.
C’est la conséquence dramatique de l’hyperlibéralisme qui fascinait tant Nicolas Sarkozy durant sa campagne.
La majorité UMP n’est certes pas responsable de la crise financière mondiale mais elle est en revanche comptable devant l’opinion publique des conséquences de sa politique économique désastreuse qui prive aujourd’hui la France de toute marge de manoeuvre pour soutenir l’activité.

Il nous faut faire en sorte que les dépôts des épargnants soient sécurisés. Sur ce point c’est moins la parole du chef de l’État qu’il faut écouter que la loi de 1999 votée à l’initiative du gouvernement de Lionel Jospin qui en assure la garantie

Le plus important est aussi d’atténuer les effets de la crise sur l’économie réelle et pour cela nous faisons 6 propositions :
– soutenir le pouvoir d’achat des ménages (chèque transport, relèvement des allocations familiales et des prestations sociales…)
– créer un fonds national de garantie des crédits attribués aux PME et aux accédants à la propriété
– soutenir l’investissement des entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices et qui innovent
– augmenter des dotations de l’État destinées aux collectivités locales pour favoriser les politiques en faveur de l’éducation, des transports collectifs, des économies d’énergie et du logement
– élaborer un plan à l’échelle de l’Europe permettant de financer par un emprunt européen les dépenses d’infrastructures
– convoquer une conférence monétaire internationale et engager une amélioration de la régulation financière

Nous demandons bien sûr la suppression du paquet fiscal et notamment du bouclier fiscal permettant aux plus riches (0.04 % de la population) de s’exonérer partiellement de l’impôt, mesure indécente en ces temps de récession.
Lors des questions d’actualité du mardi 7 octobre le ministre du budget a qualifié le bouclier fiscal de politique de« justice fiscale » !
Nous n’avons décidément pas les mêmes valeurs.

Un changement de politique économique et industrielle en France et une réforme du système monétaire international s’imposent de façon urgente : à crise globale réponse globale et coordonnée.

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