Mon engagement en faveur de la valorisation des langues régionales reste intact

La ratification de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires, c’est-à-dire l’inscription des langues régionales dans notre Constitution, était un des engagements forts de campagne du Président de la République et de notre majorité. Nous l’avions d’ailleurs, avec mes collègues socialistes, vivement défendue lors de la précédente législature.

Alors que le projet de loi constitutionnelle permettant la ratification de la Charte texte devait être examiné en Conseil des Ministres, le Conseil d‘Etat a rendu mi-mars un avis négatif sur cette ratification.

Malgré cela, mon engagement en faveur de la valorisation des langues régionales, un pilier majeur de notre patrimoine culturel, ne faiblit pas. J’ai d’ailleurs cosigné des amendements visant à inscrire les langues régionales dans le projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République voté en première lecture à l’Assemblée nationale.

Je souhaite comme l’a rappelé Aurélie Filippetti, ministre de la culture et de la communication, à l’occasion de l’installation du Comité consultatif pour la promotion des langues régionales et de la pluralité linguistique interne le 7 mars dernier que l’on donne « enfin aux langues de France – c’est-à-dire aux langues parlées historiquement sur notre territoire, aux côtés du français – un droit de cité ».

J’espère donc que malgré l’avis du Conseil d’Etat, nous pourrons tenir l’engagement que nous avons pris vis-à-vis des Français et prendre des mesures concrètes en faveur des langues régionales.

Ce travail se fera en concertation étroite avec Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère et Président de la Commission des Lois de l’Assemblée nationale.

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