Tribune publiée ce jour dans Le Trégor / Extraction de sable : réaction aux propos rapportés dans l’édition du 30 avril

Le dossier paru dans l’édition du 30 avril dernier du Trégor sur le projet d’extraction de sable soulève plusieurs questions et m’amène à apporter quelques précisions alors que ma position a toujours été claire sur ce sujet. Je ne suis pas opposée à l’extraction de sable dans son principe, j’en comprends les enjeux, mais je me suis fortement inquiétée de la localisation choisie pour ce projet pour des raisons environnementales et une insuffisante prise en compte des conflits d’usage avec d’autres activités économiques ou de loisirs.
Je le répète, je comprends la déception mais je prends acte de la décision du ministre Emmanuel Macron et note une évolution significative du projet initial tant sur les volumes et la durée que sur la forme. Je le redis aussi, il est indispensable que l’exploration des bancs de sable identifiés plus au large par Ifremer débute dès à présent, comme demandé par le ministre Emmanuel Macron lors de la 3ème table ronde.
Un élu doit veiller à ce que tous les éléments soient bien pris en compte, doit comprendre un sujet, ses enjeux et ses équilibres, afin de se forger un avis et affirmer ses positions. C’est le sens de mon action sur le dossier de l’extraction de sable, aux côtés des élus, professionnels et associations mobilisés. C’est aussi le sens du travail mené par le ministre Emmanuel Macron qui a consacré du temps et trois tables rondes à cette question en février, mars et avril afin que chaque partie prenante puisse exposer ses arguments. Au cours de chacune de ces rencontres des acteurs économiques comme les chambres consulaires, le cluster maritime, ont exprimé leur soutien à ce projet porté par la CAN.
Il est alors regrettable que tous les points de vue n’aient pas été publiquement exprimés et que l’on découvre de nouveaux soutiens politiques au projet au détour de l’intervention d’un participant lors de la troisième table ronde. Monsieur Jean-Yves de Chaisemartin se justifie par une prise de position du conseil municipal de Paimpol dès 2009, ce qui m’interroge car l’enquête publique locale fait état d’une sollicitation de concession minière et d’ouverture de travaux d’exploitation datant du 2 décembre 2009 tandis que la demande auprès du ministre chargé des mines a été déposée le 15 janvier 2010.
Regrettable aussi cette posture, en accusant à tort, délibérément et, je l’espère, par méconnaissance du dossier, une députée d’ « actes illégaux ». Ces déclarations inacceptables de la part d’un élu, qui plus est lorsqu’il est vice-président du conseil départemental, appellent des explications tant sur la forme que sur le fond.
Il est sans doute plus facile pour un élu de ne rien faire et de se taire mais cela ne correspond pas à ma vision du mandat que m’ont confié les électeurs de la 5ème circonscription des Côtes d’Armor.

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